CEDAE - Centre d'Etude et de Documentation sur l'Ancienne Egypte


Présentation

Le Centre d'Etude et de Documentation sur l'Ancienne Egypte (CEDAE) a été créé lors de la Campagne internationale de sauvegarde des monuments de la Nubie, pour répondre aux besoins urgents d'un enregistrement systématique des sites archéologiques menacés. Aujourd'hui, après plus de quarante années d'existence et d'expérience, ses activités se sont étendues à l'Egypte entière. Fruit de très nombreuses missions sur le terrain, depuis le Delta jusqu'à la Nubie, ses richesses documentaires augmentent régulièrement.

Vues de quelques sites archéologiques étudiés par le CEDAE
site site site site site site site site
site
 

Les enregistrements effectués par le CEDAE

Après la décision du gouvernement égyptien d'entreprendre la construction du grand barrage d'Assouan, et en raison des conséquences que risquait d'entraîner ce gigantesque chantier pour les monuments érigés dans cette zone géographique, le CEDAE commença sans tarder l'enregistrement documentaire et scientifique de l'ensemble du patrimoine culturel menacé de submersion. Il entreprit alors le relevé systématique de tous les temples nubiens, avant leur transfert qui fut par la suite décidé et finalement réalisé. De nombreuses missions se déroulèrent entre 1958 et 1976, date à laquelle la dernière grande opération, celle du démontage et du remontage des temples de Philae fut menée à bien. L'année 1980 marquait la fin de cette importante campagne internationale ayant permis de sauver une partie du patrimoine de l'humanité.

À partir de 1970, plusieurs expéditions furent également menées dans la région thébaine, sur d'autres sites archéologiques menacés ou en perdition. C'est ainsi que les membres scientifiques et techniques du CEDAE, alors associés à une équipe française du CNRS, participèrent, sur la rive occidentale de Louqsor, à l'enregistrement de plusieurs monuments, notamment dans la Vallée des Reines. Egyptologues, photographes et dessinateurs furent alors chargés de relever toutes les tombes ramessides, dont la plus célèbre, celle de Nefertari, a nécessité plusieurs années de travail.

Au fur et à mesure que ces relevés étaient achevés et mis au net, un travail de publication pouvait prendre le relais. Le CEDAE a édité plusieurs dizaines d'ouvrages dans la Collection scientifique, sans compter les nombreuses brochures culturelles qu'il destinait à un plus large public.

Depuis, le Centre a étendu ses programmes d'enregistrement documentaire à d'autres sites pharaoniques, couvrant pratiquement tout l'espace géographique égyptien.

Méthode utilisée par le CEDAE pour l’enregistrement d’un monument :
  1. Constitution des archives anciennes du monument. Travail de recherche et d’analyse documentaires.
  2. Établissement d’un plan-clé architectural du monument, avec sections ou élévations : chacun des éléments constitutifs du plan et des élévations recevant une lettre ou un numéro, parfois les deux (indice de référence).
  3. Établissement du relevé photographique (en noir et blanc et en couleurs), en collaboration avec les égyptologues : vues générales du monument, détails architecturaux et scènes picturales occupant les parois.
  4. Description archéologique in situ de l’édifice rédigée dans un cahier spécifique (ce travail, réalisé par un égyptologue est ensuite révisé par un confrère).
  5. Relevé épigraphique in situ du monument (ce travail, réalisé par un égyptologue est également révisé par un confrère).
  6. Établissement du relevé graphique des scènes décoratives et des textes (ce travail effectué par un ou plusieurs dessinateurs est ensuite collationné par un égyptologue).
  7. La matière scientifique intégrale est ensuite rassemblée, révisée une dernière fois et traitée en vue de sa publication.